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mardi 1er janvier 2019
la lettre d'information du site baillement.com N°175
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Methylphenidate-Induced Yawning Chasm in an Adolescent with Attention-Deficit/Hyperactivity Disorder
Naguy A, Shoukry TM, Alamiri B.
Am J Ther
2018


Iatrogenic yawning : a new drug's class suspected
 
Iatrogenic yawning has been reported with especially SSRIs and is generally benign. This case is one of the earliest to report excessive yawning in relation to stimulant use in the context of ADHD. This is followed by a discussion of yawning and psychiatric implications.
 
Bâillements d'origine iatrogène : une nouvelle classe de médicaments suspectée
L'excès de bâillements est actullement le plus fréquemment d'origine iatrogène, en lien avec la prise d'antidépresseurs sérotonineriques (SSRI). les auteurs présente ici un cas de bâillements trop fréquents secondaire à la prise de Methylphénidate, un stimulant utilisé pour traiter un désodre associant déficit attentionnel et hyperactivité. C'est le premier cas rapporté. S'en suit une discussion sur le bâillement et l'implication en psychiatrie.


A separation of innate and learned vocal behaviors defines the symptomatology of spasmodic dysphonia
Guiry S, Worthley A, Simonyan K.
Laryngoscope
2018 Dec


Yawning is within the normal ranges across all spasmodic dysphonia patients
 
Spasmodic dysphonia (SD) is a neurological disorder characterized by involuntary spasms in the laryngeal muscles. It is thought to selectively affect speaking; other vocal behaviors remain intact. However, the patients' own perspective on their symptoms is largely missing, leading to partial understanding of the full spectrum of voice alterations in SD.
 
A cohort of 178 SD patients rated their symptoms on the visual analog scale based on the level of effort required for speaking, singing, shouting, whispering, crying, laughing, and yawning. Statistical differences between the effort for speaking and the effort for other vocal behaviors were assessed using nonparametric Wilcoxon rank-sum tests within the overall SD cohort as well as within different subgroups of SD.
 
Speech production was found to be the most impaired behavior, ranking as the most effortful type of voice production in all SD patients. In addition, singing required nearly similar effort as speaking, ranking as the second most altered vocal behavior. Shouting showed a range of variability in its alterations, being especially difficult to produce for patients with adductor form, co-occurring voice tremor, late onset of disorder, and familial history of dystonia. Other vocal behaviors, such as crying, laughing, whispering, and yawning, were within the normal ranges across all SD patients.
 
These findings widen the symptomatology of SD, which has predominantly been focused on selective speech impairments. The authors suggest that a separation of SD symptoms is rooted in selective aberrations of the neural circuitry controlling learned but not innate vocal behaviors.
 

Simplified view of main neural pathways involved in the production of phonation:
 
1. Links from linguistic neuromotor cortex to Basal Ganglion relay stages.
 
2. Branch of the X nerve acting on the naso-pharingeal switch.
 
3. Idem acting on the retro-lingual switch connected to the epiglottal switch.
 
4. Branch of the laryngeal nerve acting on the transversal and oblique arytenoid and cricothyroid muscles responsible for the vocal fold adduction and abduction.
 
5. Branch of the vagus nerve (phrenic) actuating on the diaphragmatic muscles.
 
6. Feedback loop in Basal Ganglia damping muscular tone.
 
From Pedro Gomez et al. Voice quality analysis to detect neurological diseases (Copyright holder: Universitá di Firenze)
 
Le bâillement demeur normal chez les patients souffrant de dysponie spasmodique
 
La dysphonie spasmodique (SD) est un trouble neurologique caractérisé par des spasmes involontaires des muscles laryngés. On admet généralement que la parole est seule sélectivement affectée, les autres comportements vocaux restant intacts. Cependant, le point de vue des patients sur leurs symptômes reste inconnu ce qui conduit à une compréhension partielle du spectre complet des altérations de la voix dans la durée.
 
Une cohorte de 178 patients SD ont évalué leurs symptômes sur une échelle visuelle analogique en fonction du niveau d'effort requis pour parler, chanter, crier, chuchoter, pleurer, rire et bâiller. Les différences statistiques entre l'effort pour parler et l'effort pour d'autres comportements vocaux ont été évaluées à l'aide de tests non paramétriques de Wilcoxon (test de la somme des rangs de Wilcoxon) au sein de la cohorte de DS globale ainsi que dans différents sous-groupes de SD.
 
La production de la parole s'est avérée être le comportement le plus altéré, se classant comme le type de production de voix le plus pénible chez tous les patients SD. De plus, chanter exigeait presque le même effort que parler, se classant au deuxième rang des comportements vocaux les plus altérés. Crier est plus variable d'un individu à l'autre. Il est particulièrement difficile de crier pour les patients présentant une forme de dystonie en adduction, un tremblement de la voix concomitant, une apparition tardive du trouble et des antécédents familiaux de dystonie. D'autres comportements vocaux, tels que pleurer, rire, chuchoter et bâiller, étaient dans les limites de la normale chez tous les patients SD.
 
Ces résultats élargissent les réflexions jusque-là principalement axées sur les troubles sélectifs de la parole à l'appréciation que la symptomatologie est secondaire à un désordre développemental. En effet, les auteurs suggèrent que la différence entre les symptômes SD est secondaire à des aberrations sélectives des circuits neuronaux contrôlant les comportements vocaux appris mais non ceux innés.

claparede
 
Le bâillement
in
Le sommeil et la veille
 
 
Félix Alcan
Nouveau Traité de Psychologie
tome quatrième, fascicule 4
page 461-464
1937
 


Le bâillement comme une arme contre le sommeil
 
Le bâillement - c'est tout au moins l'hypothèse qui semble le mieux rendre compte des faits - nous apparaît comme un des épisodes de cette lutte contre le sommeil.
 
Qu'est-ce que le bâillement ? Les physiologistes le définissent comme un acte respiratoire, déclenché d'une façon réflexe, et accompagné de la contraction de divers muscles de la face, acte qui aurait pour fonction d'augmenter l'oxygénation du sang. Mais la question qui intéresse le psychologue est celle de savoir ce que signifie le bâillement, et quels sont ses rapports avec le sommeil.
 
Or l'observation nous apprend que nous ne bâillons pas lorsque nous pouvons nous abandonner au sommeil. Nous bâillons au contraire lorsque nous sommes empêchés de le faire. Aussi DUMPERT a-t-il supposé que le bâillement était une réaction de défense contre l'inattention qui guette l'esprit fatigué. Et la fonction de cette réaction serait de faciliter la circulation sanguine. Pour en comprendre le mécanisme, il faut, dit DUMPERT (d'accord en cela avec HAUPTMANN et MAYER) regarder le bâillement comme n'étant que la portion (isolée par l'éducation) d'un réflexe plus général : l'étirement.
 
Souvent d'ailleurs le bâillement va avec l'étirement. Le fait est frappant chez les chiens et chez les chats. Et souvent aussi, le simple acte de s'étirer provoque le bâillement. Le réflexe d'étirement a pour fonction de faciliter la circulation sanguine dans le corps et spécialement dans le cerveau, soit en provoquant des contractions qui compriment les veines périphériques et poussent le sang vers le cour, soit en suscitant une inspiration intense qui exerce aussi une action d'appel sur la circulation veineuse .
 
Avant DUMPERT, STEKEL, en 1915, avait déjà considéré le bâillement comme une arme contre le sommeil. « Le bâillement sert, disait-il, à nous tenir éveillé ».....

Le bâillement, du réflexe à la pathologie
Le bâillement : de l'éthologie à la médecine clinique
Le bâillement : phylogenèse, éthologie, nosogénie
 Le bâillement : un comportement universel
La parakinésie brachiale oscitante
Yawning: its cycle, its role
Warum gähnen wir ?
 
Fetal yawning assessed by 3D and 4D sonography
Le bâillement foetal
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1,1% = oui et je prends des anti-épileptiques
7,1% = oui et je prends d'autres médicaments
2,4% = oui et j 'ai des troubles neurologiques
2,4% = oui et j 'ai des troubles hormonaux
1,3% = oui et j 'ai des tics moteurs
1,6% = oui et j 'ai des toc3,9
déclenchez-vous facilement le bâillement d'autrui ? 73,9%
êtes-vous sensible au bâillement d'autrui ? 66,6%
 
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